On serre les dents pour ne pas se morde la langue.
On pince les lèvres pour ne pas bouffer le sable.
Et on attend.
On attend le choc.
Soudain, tout semble s'accelérer.
La hanche frappe le sol avec un bruit sourd.
L'épaule vient ensuite.
Puis la tête.
Et la, on comprend pourquoi la bombe est obligatoire.
Le cheval parraît passer au dessus de nous, et juste une seconde, on se demande : pourquoi suis-je encore en vie ? combien d'os m'a-t-il brisé ?
Lorsque la réponse arrive, on est décontenancé : aucun. Chacun de nos membres peuvent bouger. Douloureusement, certe, mais ils bougent.
Alors pas le choix : on se relève, on va chercher le cheval fuyard que quelqu'un a réussi à attrapper, et puis on remet le pied à l'étrier.
On remet le pied à l'étrier...
Et on essaye de reprendre goût à tout ça.


